18 novembre 2009

L'affaire M. - page 5

Peter Mulligan allait reprendre le chemin de retour lorsqu’on le héla depuis la tente de coordination. Il fit demi-tour. On lui tendit un fax qu’il lu avec attention. Il resta perplexe et en pleine réflexion pendant près de cinq minutes avant de réunir à nouveau tout les chefs d’équipes.

-          Messieurs ! Je sais ce qui s’est passé !

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Damon raccompagna Janet et Bob à leur propriété. L’endroit était calme. Le jour commençait à poindre. Janet proposa à Damon de prendre un café, ce qu’il accepta. Il ne fallut que peu de tant aux domestiques pour servir un brunch dans le salon d’été. Ils étaient tous trois pensifs et aucun n’osait dire quoi que ce soit. Bob et Janet accusaient le coup, Damon quant à lui se remettait comme il le pouvait de ce long voyage, en pensant à la mission que lui avait confié son patron. Le café n’était pas encore fini de servir que l’on annonçait les équipes du S.N.I.

D’un signe de tête accompagné d’un sourire à l’attention du maître d’hôtel, Bob indiqua qu’on leur ouvre. Un flot de véhicules se mit à franchir les grilles dès qu’elles furent ouvertes. Le siège des lieux par les nouveaux venus commençait. Ils venaient pour envahir la propriété. La quiétude qui y régnait d’habitude s’en était allée.

Bob s’était levé et avait eut une longue conversation avec le majordome. Volpert était au service des Mac Adam depuis de longues années. Il avait acquis ses galons de responsable de brigade en suivant l’enseignement strict de son père qui occupait ce poste avant lui. Volpert avait toutes les qualités requises et avait su ainsi obtenir toute la confiance de son équipe qui lui vouait un profond respect.

Il était marié à Hélène, la nurse de

la famille Mac Adam.

Lorsqu’Hélène s’était présentée pour le poste, il avait été littéralement subjugué par cette jeune femme, dont les références étaient d’une telle qualité qu’il lui aurait été reproché de ne pas avoir engagé une nurse avec ces compétences.

Volpert était de ces hommes dont la prestance et l’impassibilité faisaient penser qu’il était un ressortissant de la couronne britannique. Mais ce n’était pas le cas, il était né, et avait grandi dans la propriété, d’un père majordome et d’une mère cuisinière. Compte tenu des évènements et malgré tous ses efforts pour garder ce stoïcisme qui le caractérisait et lui donnait si belle allure, il ne pouvait que difficilement masquer son inquiétude lorsqu’il devisait avec Bob. D’aucun aurait pu le trouver sans cœur, mais face à Bob, le vernis se craquelait sans peine et ses sentiments transparaissaient et éclataient. Leur complicité qui datait de l’enfance n’avait pas été altérée et l’amour fraternel qu’ils se portaient l’un à l’autre prenait une forme vivante.

Lorsque Volpert quitta la pièce munie de ses instructions, les premiers véhicules venaient juste de s’arrêter devant la maison, après avoir parcouru la longue route boisée et fleurie qui commençait à la grille d’entrée de la propriété.

Il se dirigea donc vers la porte afin d’ouvrir aux nouveaux arrivants. Sur son parcours, il transmit les ordres reçus à plusieurs domestiques affairés qui stoppèrent leurs ouvrages et quittèrent leur poste pour répercuter ceux-ci et mettre tout en œuvre pour qu’ils soient exécutés dans les meilleurs délais.

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La journée de Peter Mulligan avait été longue et il savait qu’il n’allait pas encore pouvoir se coucher de si tôt. Il avait été interrompu en plein débriefing sur une enquête avec une de ses équipes et avait du se rendre de toute urgence à une convocation du gouverneur. L’entretien dura à peine une demi-heure. A l’issue, il fut directement accompagné à l’héliport d’où il embarqua pour se rendre sur les lieux de l’accident.

Posté par phoenixdu92 à 13:53 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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