18 novembre 2009

L'affaire M. - page 4

C’est cette position sociale enviée, qui leur avait permis de pouvoir rencontrer Peter Mulligan. C’était le chef du « S.N.I. » (Service National d’Investigation). Non content d’avoir sous ses ordres pas loin de mille des meilleurs enquêteurs du pays, il était considéré comme le meilleur d’entre eux. Le nombre d’affaires qu’il avait résolu n’avait et ne pourra jamais être égalé par quiconque. Sa compétence était telle que même les plus grands détectives de roman auraient pu passer pour des amateurs.

A presque cinquante ans, il avait à son actif trois divorces et avait décidé, il y a maintenant dix-huit mois, de rester célibataire. Aucune de ses trois ex-femmes n’avait pu supporter, sa seule et unique maîtresse trop prenante qu’est son travail.

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Les secours avaient rejoint le lieu de l’accident en moins d’une heure. Tout avait été mis en place très rapidement afin de sauver ceux qui pouvaient l’être. Perchée sur le flanc nord de la Montagne aux fleurs, la carlingue du jet était en équilibre sur un monticule et menaçait de basculer et de dévaler la pente à tout moment. A peine arrivés, les secours s’étaient précipités pour sangler ce qui restait de l’appareil, si bien que lorsque Peter Mulligan arriva sur les lieux, il n’y avait plus aucun risque qu’elle ne glisse.

Des débris de l’appareil étaient éparpillés sur prêt de huit cents mètres. La queue avait dû lâcher rapidement car elle gisait au début du sillon magistral qui marquait le parcours que l’engin avait parcouru à plat ventre, sur le plateau venteux. Les ailes avaient quant à elles, profitées d’un bosquet d’arbre pour celle de droite et d’un tertre rocheux pour celle de gauche, pour arrêter leurs courses bloquées par ces obstacles. La perte des ailes avait éventré l’appareil qui gisait éviscéré de ses fauteuils de cuir et autres équipements intérieurs que l’on pouvait voir disséminés, tantôt sur l’herbe, tantôt dans la boue. Un seul hublot était encore entier et trônait triomphalement sur l’un des panneaux latéraux encore intact.

Malgré tous les efforts déployés, ils ne purent trouver aucun survivant parmi les six personnes qui avaient embarqué. Mais aucun corps ne fut retrouvé non plus. Le jet semblait s’être écrasé sans personne à son bord.

Tout le plateau avait été couvert de spots afin de pouvoir poursuivre les recherches d’indices expliquant ce qui s’était passé, de jour comme de nuit.

Le soleil entamait sa course descendante lorsque Peter Mulligan, regroupa sous la tente de coordination des secours, les responsables des différentes équipes. Chacun devait faire le point sur les indices trouvés, les hypothèses ou certitudes.

La réunion dura près de deux heures. L’hypothèse la plus plausible était qu’une explosion dont la nature n’avait pas été identifiée avait arraché la porte. Mais aucune explication n’avait pu être imaginée au sujet des occupants du jet. La boite noire ayant été retrouvée, ils devaient attendre son analyse pour comprendre les évènements.

Posté par phoenixdu92 à 13:49 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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